• Philip Moore

Le Procès de Jésus - Jean 18:12-27


Nous suivons Jésus pendant cette semaine qui va le mener à La Croix, puis au tombeau, puis à la résurrection.


Tous les détails nous parlent:


  • Dans le texte d’aujourd’hui, Jésus souffre une double humiliation.

  • D’abord une humiliation aux mains de ses ennemis.


Interrogé, Jésus est raisonnable, calme, rationnel. Mais un des gardes trouve son attitude inacceptable :

A ces mots, un des gardes qui se trouvaient là donna une gifle à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?

Quelle ironie ! Jésus, qui depuis le prologue de Jean, nous est présenté comme le Fils de Dieu, Dieu lui-même, la deuxième personne de la Trinité, ne montre pas suffisamment de respect au souverain sacrificateur ?

Le souverain sacrificateur, qui devait représenter Dieu au peuple, et le peuple à Dieu se trouve dans la présence même de Dieu-fait-chair et il l’ignore, il va le condamner. Et Jésus lui manquerait de respect ?


La gifle aurait fait mal. La raison pour la gifle encore plus.


Ensuite une humiliation venant de ses amis.


Pierre est là. Lui qui avait dit qu’il n’allait jamais abandonné son maître, qu’il allait mourir pour lui.


Interrogé à son tour, par un serviteur, une personne sans rang ni pouvoir, il perd son courage est il renie son maître.


La gifle fait mal, le reniement de Pierre blesse le cœur de Jésus profondément.


Et pourtant, ne sommes-nous pas comme Pierre ? Nous avons l’occasion de témoigner de Jésus, et nous avons peur de notre entourage, et nous le renions.


Jésus souffre une double humiliation dans ce texte, parmi tant d’autres. Mais ces deux là, comme les autres, il les accepte pleinement. Pourquoi ?


Jean nous l’a rappelé au début de cette section de son évangile :

Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est préférable qu’un seul homme meure pour le peuple

Ce qui pour Caïphe était un calcul de politicien était pour Jean une prophétie lourde de sens.


Effectivement, Jésus allait mourir pour le peuple, pour ses ennemis, comme pour ses amis.


Par sa mort, il ouvre la voie au pardon pour ceux qui le giflent, pour ceux qui l’ignorent et le condamnent, pour ceux qui le renient.



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