• Peter Judkins

Le dernier repas de Jésus

Dernière mise à jour : avr. 4



Marc 14:12-25

12 Le premier jour de la fête des Pains sans levain, celui où l’on tue l’agneau de la Pâque, ses disciples lui demandèrent : Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour le repas de la Pâque ?

13 Alors il envoya deux d’entre eux en leur donnant les instructions suivantes : Allez à la ville. Vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. 14 Lorsqu’il entrera dans une maison, parlez ainsi au propriétaire : « Le Maître te fait demander : Où est la pièce où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ? » 15 Alors il vous montrera, à l’étage supérieur, une grande pièce aménagée, déjà prête. C’est là que vous ferez les préparatifs pour nous.

16 Les disciples partirent. Ils arrivèrent à la ville, trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit et préparèrent le repas de la Pâque.


17 Le soir, Jésus arriva avec les Douze. 18 Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, il leur dit : Vraiment, je vous l’assure : l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira.

19 A ces mots, ils devinrent tout tristes, et, l’un après l’autre, ils lui dirent : Ce n’est pas moi, n’est-ce pas ?20 Alors il reprit : C’est l’un des Douze, un qui trempe son morceau dans le plat avec moi. 21 Certes, le Fils de l’homme s’en va conformément à ce que les Ecritures annoncent à son sujet. Mais malheur à celui qui le trahit ! Il aurait mieux valu pour lui n’être jamais né !


22 Au cours du repas, Jésus prit du pain puis, après avoir prononcé la prière de reconnaissance, il le partagea en morceaux qu’il donna à ses disciples en disant : Prenez, ceci est mon corps.

23 Ensuite il prit une coupe, remercia Dieu et la leur donna. Ils en burent tous. 24 Alors il leur dit : Ceci est mon sang, par lequel est scellée l’alliance : il va être versé pour beaucoup d’hommes. 25 Vraiment, je vous le déclare : je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau dans le royaume de Dieu.


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Nous arrivons aujourd’hui au soir avant la mort de Jésus. C’est la fête des Pains sans levain, le jour où ils tuent l’agneau de la Pâque. Cet agneau qui leur rappelle le salut que Dieu leur a donné lorsqu’il a libéré son peuple d’Israël. L’agneau est mort et son sang a été peint sur les montants des portes, comme signe de la confiance que le peuple d’Israël mettait en Dieu. Cet agneau mourait à la place des premiers nés du foyer, pour qu’ils soient épargnés du jugement de Dieu.


Dans ce contexte, Jésus transforme la signification du repas. Ou plutôt, il leur montre la réelle signification de cet événement, et du repas qui le commémore.


Jésus a tout planifié. Il est en contrôle de tout. Ce n’est pas un hasard que les événements de sa crucifixion se déroulent autour de la célébration de la Pâque. Au contraire, il met tout en place. Il a déjà organisé l’endroit où ils allaient se retrouver pour cette fête, un lieu qui deviendra un refuge pour les disciples dans les jours à venir. Jésus sait pertinemment bien qui va le trahir, mais il sait aussi que tout cela a été prévu depuis longtemps! Ça fait partie du plan de Dieu depuis toute l’éternité!


Et donc, au moment du repas, où traditionnellement, le père de famille rappelle l’histoire du sauvetage du peuple de Dieu d’Egypte, Jésus prend le pain, et déclare qu’il représente maintenant son corps, qui sera meurtri pour eux. Il est lui-même cet agneau qui va mourir à leur place pour les sauver du jugement de Dieu. Et en partageant le pain parmi tous ses disciples, il déclare que ce pardon est accessible à tous! Ils peuvent tous y prendre part.


Il prend la coupe, et déclare que cette coupe représente son sang. Tout comme le sang de l’agneau a été versé sur les linteaux des portes, son sang à lui va couler sur une croix. Et son sang est le signe de la nouvelle alliance de Dieu envers son peuple. Dans l’AT, nous voyons que Dieu promet une nouvelle alliance, qui ne dépendra pas de notre obéissance à la loi, mais de la transformation de nos cœurs par son Esprit. Et le signe de cette nouvelle alliance, c’est Dieu lui-même qui le paie. Le sang de Jésus est l’engagement solennel de Dieu envers son peuple. C’est le sceau de garantie des promesses de Dieu envers son peuple.


Jésus finit ensuite avec cette promesse d’un avenir glorieux. Sa mort sur la croix ne sera pas la fin. Il fait allusion au vin nouveau - reflétant les promesses d’une nouvelle création, de la noce de l’agneau - où le peuple de Dieu, l’Eglise, sera unie pour l’éternité avec son Époux, Jésus!


→ Remercions Dieu pour le sacrifice de Jésus, l’agneau Pascal par excellence - à notre place

→ Louons Dieu pour l’assurance que nous avons du pardon si nous mettons notre confiance en Jésus - son sang est le sceau de garantie!

→ Prions que Dieu nous permette aujourd’hui même de proclamer la mort et la résurrection de Jésus. Son corps a été brisé pour “beaucoup d’hommes et de femmes”. Il va revenir pour nous amener à lui pour l’éternité! Cette invitation aux noces de l’agneau est offerte dès aujourd’hui!


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