L'éloquence de la création - Psaume 19,1-3


     19 Au chef de chœur ; cantique de David.                Tous les cieux proclament combien Dieu est glorieux,                l’étendue céleste publie l’œuvre de ses mains.                Un jour en informe un autre,                une nuit à l’autre nuit en transmet la connaissance. Nous vivons dans un monde d’une beauté spectaculaire.  Les Alpes. La côte Atlantique. Le ciel étoilé. Les vignobles. Les fleuves et les rivières. La côte d’Azur. Le Massif central. Les Cévennes. Etretat. Rien qu’en France, nous avons le souffle coupé par la beauté de ce qu’on appelle ‘la nature.’


Et tout le monde est d’accord sur ce point essentiel. La nature est belle. Et cela fait du bien d’être dans la nature, d’échapper au stress du monde, de respirer, de prendre comme on dit un grand bol d’air frais.

Mais le consensus s’arrête là. Car lorsqu’il s’agit d’interpréter cette beauté, de faire du sens de tout cela il y a trois options qui se présentent à nous.

La première option c’est d’adorer la 'nature.' Les Egyptiens ont adoré le soleil (Ra) et dans beaucoup de cultures on retrouvera des dieux associés avec des parties de la 'nature.' Aujourd’hui nous retrouvons ces mêmes motifs dans le New Age et la spiritualité orientale.

La deuxième option, très courante aujourd’hui, est une idée purement scientifique de la 'nature.' Le monde serait venu à l’existence sans raison, sans volonté. Nous pouvons l’observer, l’admirer, nous y intéresser, mais en fin de compte l’univers ne veut littéralement rien dire. Notre monde, notre système solaire, notre galaxie - tout cela est là momentanément, et disparaîtra lors du cataclysme final, sans laisser de trace. 

On attribue trop d’importance à la 'nature,' ou on n’attribue pas assez d’importance à la 'nature.'

Mais la troisième option proposée par ce psaume évite ces deux erreurs. La nature n’est pas la chose ultime que nous devons adorer, ni un hasard vide de sens, mais un témoignage puissant et glorieux du Créateur qui nous invite à adorer Dieu et à lui rendre grâces. C’est pourquoi là on nous avons tendance à parler de la 'nature,' je préfère parler de la création. Car dès que nous parlons de la création, nous sommes prêts à entendre ce qu’elle nous dit. Elle proclame la grandeur de Dieu. Elle publie l’oeuvre de ses mains. Par sa splendeur (verset 2), elle nous éblouit et elle nous invite à considérer combien plus glorieux doit être celui qui a tout créé. Par sa régularité et ses rythmes (verset 3), elle nous rassure de la fidélité et de la constance de celui que a tout créé. La création transmet connaissance et information à ceux qui veulent bien y prêter attention. Le Nouveau Testament confirme cette théologie de l’intelligibilité de la création et de notre responsabilité devant sa splendeur. Citons 3 versets clés (que je nous invite à mémoriser) :

En effet, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui-même le leur ayant fait connaître. Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Romains 1,19-20

Par la foi, nous comprenons que l’univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu’ainsi le monde visible tire son origine de l’invisible. Hébreux 11,3 Tu es digne, Seigneur notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté. Apocalypse 4,11 Aujourd’hui, donc, regardons l’univers, adorons Dieu, disons-lui merci et rejoignons la dans son témoignage éclatant de la grandeur de Dieu. Philip

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